Banda Kani : « Si Marc Brys veut démissionner, ce n’est pas à la FECAFOOT qu’il va envoyer sa démission ! »
Le président national du Nouveau Mouvement Populaire (NMP) a évoqué la vraie-fausse démission de Marc Brys au cours d’un débat sur la télévision Canal 2 International le dimanche 27 Juillet 2025.
Banda Kani a commenté la dernière actualité en rapport avec le sélectionneur des Lions Indomptables du Cameroun Marc Brys. L’homme politique président national du Nouveau Mouvement Populaire (NMP) s’exprimait au cours de l’émission de débat « Canal presse » diffusée sur la télévision Canal 2 International le 27 Juillet.
Il a soutenu que le sélectionneur des Lions ne saurait, même en cas de démission, envoyer le document à la fédération car celle-ci n’est pas son employeur. Il pense que c’est à l’Etat qui l’a recruté d’en prendre acte. Lire ci-dessous l’intégralité du propos d’André Banda Kani sur la question.
« Le Cameroun n’a pas fait de la sorcellerie. Le Cameroun a innové dans une situation concrète qui est liée à l’implication de l’Etat dans l’organisation du football dans notre pays. Le mot « implication » est petit. C’est l’Etat qui fait pratiquement tout en matière de football dans notre pays. D’ailleurs d’autres fédérations sont en train de s’en inspirer. Convoquer la Convention MINSEP- FECAFOOT c’est éviter le problème de fond. Que la FECAFOOT prenne ses responsabilités. Mais elle ne peut pas ! A cause de la dépendance du football dans notre pays à l’Etat. Laissons les faux débats. Sans l’Etat, il n’y a pas de football au Cameroun. Il faut que simplement, les parties prenantes créent les conditions d’une collaboration sereine et lucide.
Sur la question de la démission, on ne peut pas, jusqu’à preuve du contraire, démissionner à la place de quelqu’un. Aussi simple que ça ! Il a dit qu’il n’a pas démissionné. Si Marc Brys veut démissionner, ce n’est pas à la FECAFOOT qu’il va envoyer sa démission ! Même s’il a mis la FECAFOOT en copie, du point de vue strict de la Convention qui lie l’Etat à la FECAFOOT, ce n’est pas à celle-ci d’acter. L’interlocuteur de Marc Brys en la matière, c’est l’Etat camerounais représenté par le MINSEP.
Pour ce qui est du fond de l’affaire, on voit bien que ce n’est pas le football qui intéresse tous les acteurs. Que ce soit à la FECAFOOT, au ministère des sports et de l’éducation physique ou à la Présidence de la République. Le football est pris en otage par des clans mafieux qui viennent là pour s’enrichir. Je suis désolé, mais c’est organisé à la Présidence de la République du Cameroun. Je n’ai pas dit par le président de la République. Si la FECAFOOT estime que l’Etat n’a rien à faire dans le sport, tirez les conséquences et traitez avec la FIFA. N’envoyez pas son nom là-bas ! Si elle l’envoie, qu’elle ne vienne pas nous embêter ici ! Vous êtes tous liés dans cette mafia qui consiste à dilapider les fonds, l’argent des Camerounais sous prétexte de servir le football. Le débat est là. Il faut totalement nettoyer cette affaire-là. Et d’ailleurs, même si un entraineur a des arriérés, quand il y a de la sérénité et du sérieux et que c’est le football qu’on privilégie, on doit arriver à cette situation ? Vous voyez que ce sont des réseaux qui se battent. On a des réseaux au sein de l’administration, au ministère des finances, pour ne pas dire plus. Ceux qui estiment qu’il y a du patriotisme à la FECAFOOT cela n’engage qu’eux. Il est clair que le bilan de la FECAFOOT est extrêmement négatif. »