Samuel Eto’o absent de la campagne du RDPC, un signe de rupture avec Paul Biya ?

L’absence remarquée de Samuel Eto’o Fils sur le terrain de la campagne présidentielle du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) soulève de nombreuses interrogations. Bien que l’ancien capitaine des Lions Indomptables ait été officiellement désigné Vice-Président de la Commission Communale de la campagne à Ngambè (Sanaga-Maritime, Littoral), son silence et son effacement contrastent fortement avec l’engagement qu’il a pu manifester par le passé.

Un rôle officiel, une présence nulle

La nomination d’Eto’o à un poste clé dans sa région natale aurait dû garantir son implication visible. Cependant, le président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) brille par son absence des rassemblements et des déclarations de soutien habituels, alimentant la rumeur d’un possible éloignement politique avec le Chef de l’État, Paul Biya. La question se pose ouvertement : le « Pichichi » aurait-il tourné le dos au pouvoir en place ?

Des griefs à l’origine d’une colère froide

Selon diverses indiscrétions circulant dans les cercles politiques et sportifs, cette distance ne serait pas anodine. La source de la discorde proviendrait de plusieurs frustrations accumulées par le goléador camerounais :

Le Conflit avec le Ministère des Sports : La bataille de pouvoir acharnée qui oppose la FECAFOOT au Ministère des Sports et de l’Éducation Physique (MINSEP) aurait laissé des traces amères. Eto’o nourrirait une rancœur envers le Chef de l’État pour ne pas l’avoir ouvertement et clairement soutenu dans ce bras de fer institutionnel, le laissant seul face aux tentatives de reprise en main de la gestion des équipes nationales.

Le Discours du 11 Février 2024: Un autre point de discorde, plus ancien mais toujours latent, remonterait au discours présidentiel de février 2024. À cette époque, le Président de la République avait publiquement demandé au Ministère des Sports de reprendre la gestion de l’équipe nationale du Cameroun, une déclaration perçue par Eto’o et ses proches comme un désaveu de l’autonomie fédérale et une ingérence dans les affaires du football.

Ces éléments suggèrent que l’absence de Samuel Eto’o sur le terrain de la campagne n’est pas un simple hasard, mais pourrait être une manifestation de sa colère et de sa déception face à un soutien présidentiel qu’il juge insuffisant ou ambigu. Reste à savoir si cette discrétion est une mise en retrait temporaire ou le signe d’une fracture politique durable.

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