Jean Crépin Nyamsi, demande au président de la FECAFOOT et au Ministre des Sports de « discuter »

Celui qui se présente comme l’ « allié  fidèle et loyal » de Samuel Eto’o Fils demande aux deux protagonistes du bras de fer en cours de mettre privilégier le dialogue.  

Comme chaque samedi matin sur la radio Sweet FM émettant de Douala, Jean Crépin Nyamsi a commenté l’actualité sportive de la semaine au Cameroun. Le fervent soutien du président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) a déploré la situation de bras de fer qui prévaut. Tout en soutenant que le ministre des sports et de l’éducation cherche à provoquer la chute de l’ancien footballeur, il a prôné la négociation. Le président du club Dihep Di Nkam s’étonne de voir deux supporters du président Paul Biya s’étriper au moment où leur champion s’apprête à solliciter les suffrages des électeurs.

Lire ci-dessous la réaction de Jean Crépin Nyamsi

« Il y a un ministre qui met son autorité en jeu. Il y a de l’autre côté un président de la FECAFOOT qui met aussi son autorité en jeu. On a l’habitude de dire que l’Etat est un monstre. Là, on va voir car le ministre décide de dire : « arrêtez d’abord le processus électoral afin qu’on puisse voir clair ». De l’autre côté, on a la correspondance du ministre via son secrétaire général qui dit : « on avait demandé un document justificatif, pourquoi il y avait eu des modifications ? Pourquoi Samuel Eto’o estime qu’il envoyé ces justificatifs ? Peut-être qu’ils n’étaient pas au goût du ministre. Quand on arrive toujours au pouvoir, chacun apporte ce qu’il peut apporter en statut. C’est vrai que cela complique un peu la tache compte tenu du fait qu’il y a beaucoup d’acteurs  qui ont été écartés, qu’il y a beaucoup d’acteurs qui souhaitent participer. Mais ceci reste la cuisine interne de la FECAFOOT.  

« L’objectif ici c’est de ne plus voir Samuel Eto’o président de la FECAFOOT »

Aujourd’hui, est-ce que ce processus lancé par le ministre vise vraiment à interdire les élections ? Je ne pense pas. Le processus vise à ce que la FIFA puisse intervenir, qu’il y ait un comité de normalisation. Et qui parle de comité de normalisation parle de l’élection de Samuel Eto’o. L’objectif ici c’est de ne plus voir Samuel Eto’o président de la FECAFOOT. C’est de semer cette guerre qui interviendra là entre la Fédération Camerounaise et le ministre des sports pour qu’il y ait ce comité de normalisation. La seule chose que je peux conseiller ici, surtout que les élections se passent dans les services du gouverneur. Maintenant, est-ce que le ministre Narcisse Mouelle Kombi sera supporté par ses collègues ministres en l’occurrence monsieur Atanga Nji qui est le patron des gouverneurs ? Va-t-il délivrer les autorisations de manifestation ? Si on interdit à Samuel Eto’od’organiser les élections, cela voudra dire que le gouvernement est solidaire des communiqués du ministre. 

« Il faut discuter, discuter et discuter. Le bras de fer ne sert à rien »

Cela veut dire que le président Samuel Eto’o ne peut pas organiser les élections. Ce qui reviendra à amener tout le monde à la table des négociations. Nous l’avons dit ici tout le temps : il faut discuter, discuter et discuter. Le bras de fer ne sert à rien. C’est dans des moments comme celui-ci que les spécialistes de la résolution des crises apportent l’apaisement, parler au ministre, parler au président Samuel Eto’o pour qu’on puisse trouver la paix. Mais si le président Samuel Eto’o estime qu’il ne veut pas écouter  ce que l’autre dit, si le ministre  fait pareil, nous allons nous retrouver dans un bras de fer. Mais à qui profitera-t-il ? Qui en sera le perdant ? Je pense que le Cameroun, surtout les enfants d’un même pays n’ont pas besoin de se tirailler, de batailler de cette façon. Il y a des solutions. Nous sommes capables de trouver des solutions. Et nous sommes capables d’arriver à l’apaisement si nous voulons. Si nous ne voulons pas, nous décidons de rester à ce niveau. Le Cameroun joue le 4 Septembre prochain, mais les listes des joueurs ne sont même pas encore publiées. Comment les Lions vont –ils préparer  les deux matches cruciaux qui les attendent ? On est complètement perdus parce que nous avons deux personnes ayant des égos surdimensionnés. Personne n’écoute personne. 

« On ne sait pas là où nous sommes en train d’aller »

Le ministre veut dire qu’il est le ministre, Samuel Eto’o veut dire qu’il est Samuel  Eto’o. Personne ne veut rien lâcher. Maintenant, on a un Samuel Eto’o qui est fort, on a un ministre qui est fort. On ne sait pas là où nous sommes en train d’aller. Il faut de l’apaisement. Il faut que les deux acteurs puissent s’asseoir. Surtout qu’ils sont de la même maison. Surtout qu’ils sont pour le RDPC. Surtout qu’ils soutiennent la politique du président Biya. On ne peut pas être là en train de faire la politique de monsieur Paul Biya, quand on se retrouve à une élection aussi cruciale que l’élection présidentielle et se retrouver dans une sorte de guerre qui ne profite à personne et qui peut avoir un impact sur l’élection d’Octobre 2025. Le ministre Mouelle Kombi et le président  Samuel Eto’o doivent mettre un peu d’eau dans leur vin. Si le président Samuel Eto’o a respecté les normes qui autorisent l’organisation des élections, qu’on le laisse faire. S’il estime qu’il n’est pas dans son droit et qu’il y a des erreurs qui ont été  commises durant son parcours, il peut rectifier le tir et réorganiser les choses afin que tout le monde puisse sortir de là. Une élection, c’est la paix. Une élection, c’est la main tendue, c’est la joie. Elle ne doit pas être un moment de crispation, de règlements de comptes. Le football est collectif. Il ne se joue pas seul. Le slogan de la FIFA dit d’ailleurs que « le football, c’est le fair-play ».                  

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