Samuel Eto’o confond FECAFOOT et sa tirelire !

Il y a des jours où l’on se demande si on rêve, si on vit vraiment dans une république ou dans une cour de récréation où le plus bruyant impose ses règles. Mais non ! Le document que nous avons reçu depuis quelques jours sur l’espace public n’est pas un montage, ni une blague WhatsApp, ni une arnaque Nigériane, ni un fake … C’est une lettre officielle de la FECAFOOT, avec logo, cachet et signature, qui demande à la fédération de Russie de verser de l’argent directement sur le compte personnel de Samuel Eto’o Fils.

Oui, vous avez bien lu. Pas sur le compte de la FECAFOOT. Pas sur un compte du Trésor public. Mais sur le compte personnel de Monsieur Samuel Eto’o, ex-star du football mondial, aujourd’hui président de la Fédération Camerounaise de Football… et visiblement aussi trésorier, caissier, banquier et bénéficiaire principal !

Une forfaiture de trop !

Comment expliquer ce scandale ? Depuis quand une fédération demande que les fonds destinés à l’institution passent par le compte bancaire de son président ? Dans quel pays sérieux cela peut-il arriver ? Même les escrocs de quartier prennent plus de précautions !

On parle ici d’un virement de 455 056 euros. Soit près de 300 millions de francs CFA. Une somme que le président de la FECAFOOT a tranquillement demandé de déposer dans son compte personnel au Qatar National Bank. Une banque au Qatar, hein ! Pas à Biyem-Assi, pas à Essos, pas même à la SCB ni même à UBA chez Tony ELUMELU. Non ! À Doha, là où le soleil tape fort mais où l’argent dort bien au chaud….. bref un paradis fiscal.

Et pourtant, d’autres sont en prison pour moins que ça…

Il faut rappeler à Samuel Eto’o qu’il n’est ni Dieu, ni roi, ni au-dessus des lois. C’est un ancien footballeur, oui, un très grand joueur, mais ça s’arrête là. Il n’a aucune immunité, aucun statut particulier. Ce n’est pas un diplomate, encore moins un ministre. Et pourtant, des maires, DG, simples agents comptables sont aujourd’hui à Kondengui pour avoir détourné bien moins que ça !

D’ailleurs, si un simple fonctionnaire de mairie écrivait à une société russe pour demander que l’argent destiné à sa commune soit viré sur son compte personnel à Dubaï, il serait arrêté le lendemain. Mais au Cameroun, Eto’o fait ça en plein jour, avec un cachet officiel, et on applaudit ?

La FECAFOOT ou “la caisse noire d’un seul homme”

Ce document prouve ce que beaucoup soupçonnaient déjà : la FECAFOOT est devenue la boutique privée de Samuel Eto’o. Il prend les décisions seul, vire qui il veut, signe des contrats louches, et maintenant, il reçoit même l’argent des matchs internationaux directement sur son compte personnel. Et il ose encore parler de “transparence”, de “réformes”, de “redressement du football camerounais” ?

Non, M. Eto’o. Vous n’êtes pas la FECAFOOT. Vous n’êtes pas le Cameroun. Et le football camerounais ne vous appartient pas. Vous gérez une fédération sportive, pas une tontine familiale. Ce que vous avez fait est grave, très grave. C’est un abus de fonction, un acte de détournement caractérisé, un scandale financier en plein jour, et cela doit être sanctionné comme il se doit.

Une honte internationale en lettres capitales

Ce document, devenu viral sur les réseaux sociaux, circule désormais de Moscou à Abidjan, de Doha à Berlin, de Paris à Yaoundé. Et partout, il provoque la même réaction : de l’indignation mêlée de stupéfaction. Comment, en 2025, une fédération censée représenter une grande nation de football comme le Cameroun peut-elle envoyer un document officiel réclamant le virement de 455 056 euros sur un compte personnel appartenant à son président ? Comment une structure affiliée à la FIFA peut-elle s’humilier ainsi sur la scène internationale, avec un niveau d’amateurisme si bas qu’on croirait à une mauvaise blague ? Malheureusement, ce n’en est pas une.

Le nom de Samuel Eto’o Fils, jadis synonyme de prestige et de respect dans les stades européens, est désormais associé au parfum rance des petits arrangements financiers. Les Russes, habitués à négocier avec des institutions sérieuses, ont sûrement dû relire le document plusieurs fois pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une arnaque. Et pourtant, c’est bien le papier à en-tête de la FECAFOOT. Avec le tampon, la signature, le tout envoyé depuis Yaoundé, la capitale politique d’un pays qui se veut souverain.

Quelle honte ! Quelle catastrophe d’image pour le Cameroun ! Voilà un pays qui se bat pour attirer des investisseurs, qui tente de redorer le blason d’un football à l’agonie, et qui se retrouve à faire la une des plateformes sportives et médiatiques à cause d’un président de fédération qui mélange ses poches personnelles avec les comptes d’une institution publique ! Dans les fédérations respectables, on parle d’éthique, de gouvernance, de transparence. Ici, on parle de virement à Doha sur un compte personnel. On aura tout vu.

Et ne parlons même pas de la FIFA. Si cette instance avait encore un peu de cohérence morale, elle aurait déjà dépêché une mission d’urgence pour comprendre ce qui se passe dans cette fédération africaine dirigée comme un kiosque familial. Mais l’omerta règne, les complicités fleurissent, et l’impunité danse un makossa endiablé dans les bureaux climatisés de Tsinga.

Samuel Eto’o voulait être le visage moderne du football camerounais. Il en est devenu la caricature la plus honteuse sur la scène mondiale. Même les fédérations les plus décriées d’Afrique n’osent pas afficher un tel mépris des règles. Même les républiques bananières — les vraies — ont au moins le sens de la discrétion quand il s’agit de détourner l’argent. Mais à la FECAFOOT, on ne cache même plus les pratiques douteuses. On les imprime, on les signe, et on les envoie aux partenaires étrangers. Du génie, oui. Mais du génie dans l’abus.

À quand l’action judiciaire ?

Le silence des autorités camerounaises face à ce document est plus bruyant que le scandale lui-même. Où sont les organes de contrôle ? Où est le Ministère des Sports ? Où est le CONSUPE ? Où est le CONAC ? Où est le tribunal criminel spécial ? Pourquoi personne ne bouge ? Faut-il attendre que la FIFA intervienne pour qu’on se réveille enfin ? Ou allons-nous continuer à laisser ce lion blessé transformer le football camerounais en safari personnel ?

Le peuple a les yeux ouverts

Le peuple camerounais n’est plus dupe. Il a été longtemps endormi par les discours enflammés, les sourires charmeurs et les souvenirs glorieux des exploits passés. Mais aujourd’hui, ce peuple a ouvert les yeux, et il regarde avec lucidité ce qui se trame dans les coulisses du football national. Il voit comment la FECAFOOT, au lieu d’être un instrument de développement du sport, est devenue une caisse noire au service d’un homme et de son clan. Il entend les rumeurs, lit les documents, suit les scandales, et il comprend très bien que ce n’est plus du football, mais du théâtre financier.

Ce peuple-là, qu’on croyait naïf, a appris à décoder les manipulations, à décrypter les jeux de pouvoir, à dénoncer les abus. Et un jour peut-être plus tôt qu’on ne le pense ce peuple se lèvera, non pas avec des pancartes seulement, mais avec la force de la vérité, la puissance de la justice, et la mémoire des humiliations subies. Il ne s’agira plus de célébrer un but marqué en 2000, mais de rendre des comptes pour l’argent détourné en 2025.

Samuel Eto’o tu ferais bien de t’en souvenir : le peuple n’oublie jamais. Il admire, il applaudit, mais quand il se sent trahi, il réclame. Il réclame des explications, des sanctions, des réparations. Car même les statues les plus solides finissent par s’effondrer quand les fondations sont bâties sur l’arrogance et le mépris.

Le lion ne dort jamais éternellement. Il observe. Il gronde. Et quand il rugit… plus rien ne l’arrête.

Blaise ETONGTEK | Rédacteur CFOOT

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