CAN 2026 (F) : QUI A VRAIMENT CONTRIBUÉ AU SACRE DES LIONNES ?

Le sacre des Lionnes Indomptables à la CAN féminine 2026 est le fruit d’un travail collectif. Mais derrière cette victoire, plusieurs acteurs ont joué des rôles différents. CFOOT propose sa grille de contribution au succès des championnes d’Afrique.

🥇 Seidou Mbombo Njoya : 31 %

Il est, selon notre analyse, le principal initiateur de la dynamique ayant contribué à transformer le football féminin camerounais.

En 2020, sous sa présidence de la FECAFOOT, Seidou Mbombo Njoya avait notamment œuvré à la conclusion du partenariat avec Guinness Cameroun, un accord qui a considérablement contribué à la professionnalisation et à la structuration du football féminin au Cameroun.

L’ambition affichée à l’époque était forte : faire du football féminin camerounais un projet capable, à terme, de viser les sommets mondiaux. Plusieurs années plus tard, les fruits de cette professionnalisation sont visibles.

🥈 Christian Onana & Éclair Football Filles de Sa’a : 27 %

Difficile de parler des Lionnes sans évoquer Éclair Football Filles de Sa’a.

Neuf des 26 joueuses camerounaises présentes à cette CAN sont passées par ce club, parmi lesquelles des figures majeures de cette campagne : Mickaëly Bihina, élue meilleure gardienne, Monique Ngock, meilleure joueuse du tournoi, ou encore Ngah Manga, meilleure buteuse camerounaise avec cinq réalisations.

Éclair apparaît ainsi comme une véritable mamelle nourricière des Lionnes, à l’image du rôle joué par le Barça pour la sélection espagnole.

🥉 L’État du Cameroun : 23 %

L’accompagnement de l’État constitue un autre élément majeur de ce sacre.

À travers le Ministère des Sports et de l’Éducation Physique, l’État a assuré un accompagnement financier et institutionnel conséquent de la campagne. La prise en charge des primes et les moyens mis à la disposition des joueuses ont constitué des facteurs importants de motivation et de sérénité.

La performance sur le terrain est aussi le résultat des conditions créées autour de l’équipe.

4️⃣ FECAFOOT actuelle – Samuel Eto’o : 13 %

La contribution de la FECAFOOT actuelle se situe notamment dans le choix du staff technique, et l’écoute des conseils de CFOOT.

Samuel Eto’o a d’abord fait le choix de confier les Lionnes à Dimitri Lipoff et son équipe, une décision qui a produit des résultats spectaculaires. En seulement quelques semaines de préparation, ce staff a conduit le Cameroun vers un titre continental que les Lionnes attendaient depuis plusieurs décennies. Un choix qui mérite donc d’être crédité au président de la FECAFOOT.

Ensuite Le président de la fédération a accepté de rester discret effacé durant toute la compétition comme lui avait recommandé le média citoyen. Cela a abouti à moins de pression sur le groupe, et le résultat est là.

5️⃣ Les autres clubs de Guinness Super League : 6 %

Enfin, les autres clubs de la Guinness Super League ont également leur part dans cette réussite. Ils ont participé au développement, à l’encadrement et à la compétitivité de nombreuses joueuses qui composent aujourd’hui la sélection nationale.

🇨🇲 La victoire d’un écosystème

31 % + 27 % + 23 % + 13 % + 6 % = 100 %.

Le sacre des Lionnes n’est donc pas l’œuvre d’un seul homme, d’une seule institution ou d’un seul staff.

Il est le résultat d’une chaîne : structurer, former, financer, encadrer et enfin performer.

Et si cette CAN 2026 doit servir de référence pour l’avenir, c’est peut-être cette chaîne qu’il faudra préserver et renforcer. Le Cameroun vient de démontrer qu’avec un écosystème cohérent, le football féminin peut produire des champions.

[Alain Denis Ikoul | CFOOT ]

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