CAN 2026 (F) : et si c’était enfin la bonne pour le Cameroun ?
La finale de la CAN féminine entre le Cameroun et le Malawi n’est décidément pas une finale ordinaire. Pour les Lionnes Indomptables, elle représente peut-être l’occasion ou jamais de conjurer une malédiction qui dure depuis trois finales perdues.
Le Cameroun a déjà atteint à trois reprises la dernière marche de la compétition. Trois finales, trois défaites. Mais cette fois, le contexte semble différent.
Au fil de son parcours, le Cameroun a vu tomber plusieurs de ses adversaires historiques et de ses grandes « bêtes noires ». Le Nigeria, tenant du titre, a été éliminé par les Lionnes elles-mêmes en quarts de finale. Le Maroc, pays hôte, a également été sorti par les Camerounaises. Le Ghana, autre grande nation du football féminin africain, a lui aussi quitté la compétition, tout comme l’Afrique du Sud, longtemps considérée comme l’une des principales rivales du Cameroun.
Autrement dit, les grandes nations qui ont souvent compliqué la route des Lionnes vers le sacre ne sont plus là.
Et au bout du chemin se présente désormais le Malawi, qui dispute pour la première fois de son histoire une phase finale de CAN et qui, contre toute attente, s’est hissé jusqu’en finale.
Un rendez-vous évidemment particulier !
Le Cameroun a déjà l’expérience de ces grands rendez-vous. Il connaît la pression d’une finale, la douleur d’une défaite et le poids des occasions manquées. Il possède aussi un vécu continental que son adversaire ne peut encore revendiquer.
Cette fois, les Lionnes ont éliminé le tenant du titre et le pays organisateur. Elles ont franchi des obstacles qui, par le passé, auraient pu leur barrer la route. Il ne reste désormais qu’une marche.
Alors oui, l’histoire semble offrir au Cameroun une occasion exceptionnelle de réécrire son destin. Mais le football ne récompense jamais les équipes sur le papier. Le Malawi a mérité sa place en finale et devra être respecté.
Il faudra donc se méfier de cette apparente évidence. La finale ne sera gagnée ni par le prestige, ni par l’histoire, ni par les statistiques. Elle devra être conquise sur le terrain.
Mais si les Lionnes parviennent à franchir cette ultime marche, ce sera bien plus qu’un simple sacre. Ce sera la fin d’une longue attente. Trois finales perdues. Des rivales historiques éliminées. Un adversaire inédit en finale. Et peut-être, enfin, le jour où le Cameroun transformera sa malédiction en légende.
Alain Denis Ikoul