L’ancien Lion Indomptable Arnaud Djoum parle des problèmes des binationaux en sélection

Dans un entretien accordé à la chaine YouTube passion Foot Invest, le champion d’Afrique 2017 revient sur son passage en équipe nationale du Cameroun en dévoilant les secrets de son adaptation à son nouvel environnement.  

Comment Arnaud Djoum a usé de son intelligence pour survivre et s’en sortir dans la tanière des Lions Indomptables du Cameroun. Le milieu de terrain Belgo-camerounais s’est ouvert à la chaine YouTube Passion Foot Invest. L’ancien des Glasgow Rangers décrit une situation pas toujours favorable pour  les internationaux camerounais nés ou ayant fait leurs classes en Europe et ailleurs en Occident.  « Les binationaux sont un problème. Il y avait beaucoup de problèmes à se faire accepter et même de venir dans un cadre différent dont ils n’ont pas l’habitude. Jean-Pierre Nsame aussi a fait une interview récemment pour dire qu’on ne l’a pas mis dans les meilleures conditions. Ce n’est pas évident. Ce sont deux mentalités plus ou moins différentes », constate le champion d’Afrique 2017.

Il s’appuie sur son cas personnel pour conseiller l’attitude idéale. « Quand tu es binational, tu n’es pas dans ta zone de confort. C’est à toi de t’adapter. Comme moi je l’ai fait. Peut-être parce que je suis allé dans différents pays avant  et que je me suis adapté  à la culture, aux règles de ces pays. Mais si tu viens de l’extérieur et que tu veux que tout le monde s’adapte à toi, pour moi ce n’est pas possible. Ce n’est pas logique. Dans la sélection, il y a des petits problèmes aléatoires, ais si tu y réagis mal. Par exemple, s’il y a un problème de bus et tu commences à dire : « en Europe, il n’y  a pas  ces problèmes-là », tu commences à bouder, à avoir un comportement différent, c’est ti qui ne t’adaptes pas. Il faut juste rester calme. J’ai compris ça très vite. Si tu n’as pas l’intelligence émotionnelle d’arriver quelque part, de prendre du recul, d’observer et t’adapter, tu vas avoir des problèmes que ce soit en sélection du Cameroun ou dans un autre pays.  Les binationaux qui sont dans des grands clubs doivent s’adapter aux conditions actuelles du pays pour pouvoir performer », recommande Arnaud Djoum Sitchuin.

L’ex Lion Indomptable a vécu de beaux moments au sein de la cuvée 2017.  En l‘absence de stars et autres grands noms, tout s’est bien passé. « Le groupe que j’ai connu était plus ouvert. Il y avait aussi beaucoup de nouveaux en une fois. Comme ils ne jouaient pas tous dans les grands clubs et qu’ils étaient nouveaux, cela faisait en sorte qu’on nous a acceptés plus facilement qu’l’époque. Je sais qu’à l’époque il y a eu beaucoup d’histoires beaucoup plus compliquées. Moi, mes parents m’ont dit : « tu as eu la chance d’arriver à ce moment-là. Je ne sais pas si tu étais arrivé deux ou trois ans avant, si tu aurais pu faire ce que tu as fait et rester aussi longtemps que tu es resté », se souvient l’ex international.

Dans sa mémoire un autre bon souvenir reste gravé. Sa rencontre avec le sélectionneur Clarence Seedorf en 2018. Le néerlandais qui ne le connait pas  l’ignore en raison de son appartenance à un club  de faible standing.  A la Coupe des Confédérations, Djoum est aligné contre le Brésil. Le Cameroun perd mais celui qui se décrit à chaque fois comme un homme « intelligent »  fait un bon match. Il confie que « jouer contre Neymar a été un rêve éveillé ».    

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