Richard Towa : « Le président de Colombe me laisse travailler en paix »
Dans l’interview qu’il a accordée à la chaine YouTube Passion Foot Invest, l’entraineur champion du Cameroun dénonce les ingérences de certains de ses anciens patrons.
Richard Towa s’ouvre sur ses belles années avec Colombe Sportive du Sud. Sur la chaine YouTube Passion Foot invest, l’ancien joueur du club revenu comme entraineur 35 ans après l’avoir quitté a parlé de cette autre expérience. Notamment son rapport avec la direction des violets-blanc dont il apprécie particulièrement le management.
« Le titre de champion avec Colombe est un grand symbole. C’est pour cela que je dis merci à son administration. Principalement le président Alain Ndoko qui est venu me chercher, qui m’a fait confiance. Je peux vous dire qu’il m’a laissé travailler en paix. Il y a eu des moments très difficiles. Il a dit : « c’est un entraineur à qui je fais confiance », rapporte Richard Towa. Qui ajoute que l’autre club qui lui a laissé les mains libres est Union Sportive de Douala.

« Dans les autres clubs, il y avait beaucoup d’ingérence. Mais pas dans l’Union de Douala. Là-bas, le président Franck Happi me laissait vraiment les mains libres. Il avait vu la façon dont je travaillais et a estimé qu’il n’avait pas besoin de me dire quoique ce soit. Les joueurs qui disputaient les matches étaient ceux-là qui le méritaient. Partout ailleurs, il y a eu beaucoup d’ingérence. Il n’y a pas que les présidents qui s’ingéraient. L’entourage aussi le faisait. Il y avait beaucoup de colportages. On voulait telle personne ici, telle autre là et moi cela ne m’arrangeait pas », se souvient le coach Towa.
L’entraineur de football formé en Allemagne invite les autres dirigeants du pays à suivre l’exemple de ses actuels patrons. « La Colombe nous a permis de recruter des joueurs. Le président ne s’est jamais immiscé dans cette opération. Il ne m’a jamais appelé pour me demander pourquoi tel n’a pas joué ou pourquoi tel joue. Je demande aux autres présidents de clubs de faire confiance aux entraineurs et le succès viendra. Mais si vous constatez que l’entraineur ne fait pas son travail comme il faut, n’est pas loyal ou bien fait jouer ceux qui ne le méritent pas, vous pouvez intervenir », souligne l’ancien sélectionneur des cadets et espoirs camerounais.