François Omam-Biyik : «J’aimerais bien être numéro un»
L’ancien goleador des Lions Imdomptables du Cameroun déclare qu’il veut être numéro sans que c cela soit à n’importe quel prix. Il dit avoir ainsi fait échec à plusieurs tentatives visant à lui faire porter des coups à ses supérieurs sur le banc de touche de la sélection nationale fanion.
François Omam-Biyik refuse le costume de traitre. L’ancien footballeur devenu entraineur a raconté à la chaine YouTube Passion Foot Invest comment il a rejeté des propositions que l’o pourrait qualifier d’indécentes. « J’aimerais bien être numéro un jour, mais si on me propose d’être numéro deux, je ne peux pas refuser ! (…) J’ai eu cette possibilité d’être numéro un mais à certaines conditions que je n’ai pas acceptées. Mais je me plais là où je suis parce que c’est le poste que l’Etat du Cameroun m’a confié parce que j’y suis avec plaisir », a-t-il répondu quand son intervieweur lui a demandé s’il ne se voyait pas numéro un. L’ex attaquant vedette des Lions Indomptables a bel et bien voulu être le patron sur le banc ce touche. « La première fois que je pose ma candidature, à l’époque de Javier Clemente, on me dit : « oui, ton projet est bon, mais on a besoin d’un étranger. Tu peux l’accompagner. » J’ai accepté. La deuxième fois sous Conceiçao, je n’ai Jamais posé la candidature, on m’a appelé, on m’‘a dit : « tu viens là. J’ai dit : « ok », rapporte Omam-Biyik.
Celui qui a fait ses classes d’entraineur en France, en Centrafrique, au Gabon, au Mexique et au Togo, a fait savoir qu’au lendemain de la Coupe d’Afrique des Nations 2021 organisée en 2022 au Cameroun, il s’est vu proposer rien moins que la mission de trahir le sélectionneur de l’époque. « Quand Conceiçao partait, on m’a demandé de faire un rapport contre Conceiçao et qu’à ce moment-là j’occuperais la place de numéro un j’ai refusé. Vu les chiffres que le passage de Conceiçao montraient, je ne pouvais pas me permettre de faire un rapport. C’est vrai qu’il y a des moments où on n’était pas d’accord, mais on trouvait toujours une solution, puisqu’il était le numéro un. Quand une décision était prise, on était obligés de l’accompagner, de faire en sort que ça se passe bien. Mais je ne pouvais pas me permettre d faire un rapport contre Conceiçao parce qu’on voulait le faire partir. J’ai refusé. Si je l’avais fait, sûrement on m’aurait proposé le poste. Je ne l’ai pas fait, j’ai été viré comme lui. Ce n’est pas un problème », considère le héros de la Coupe du Monde Italie 1990.
L’ancien adjoint d’Antonio Conceiçao et Javier Clemente assure que ce n’était pas la seule fois qu’il recevait pareille sollicitation. « Plusieurs fois, j’ai eu des propositions de ce genre où l’on m‘utilisait pour être numéro un, mais j’ai dit « non, je n’en ai pas besoin ». Si on me dit d’aller en brousse pour que l’équipe nationale gagne, je n’ai pas besoin d’être le 1, 2, 3 pour le faire ou me noyer dans des choses auxquelles je ne crois pas », souligne Omam-Biyik.