L’ancien arbitre Serge Kamdem Kouam démolit son jeune collègue Ndanga Mundi
Le consultant permanent de l’émission radiophonique Mega Sport a commenté l’incident qui a failli couter la vie à l’homme en noir jeudi à Mbankomo.
Ce samedi 13 septembre, les violences contre les officiels du match des Interpoules Mintack FC de la Haute Sanaga –Kumba FC jeudi étaient au menu de l’émission hebdomadaire Mega Sport diffusée tous les samedis matin sue l’antenne Sweet FM émettant de Douala. L’un des consultants permanents du programme, l’ancien arbitre Serge Kamdem Kouam a précisé le contexte et désigné ceux qu’il considère comme les responsables des débordements de Mbankomo.
Selon lui, la précarité des arbitres qui ne reçoivent plus leurs primes de façon régulière explique le comportement répréhensible de certains d’entre eux. « Le pari sportif devient le refuge dans lequel on peut aller soi-même parier que « dans tel mal que je vais officier, il y aura un penalty, il y aura ceci, pour aller retrouver la bourse qu’on n’a pas eu. Et là sur le plan psychologique on commence à dire : « bon comme ton argent ne sort pas ici, au moins tu peux le rattraper là-bas. Et les gens pensent que c’est normal ! », a-t-il entamé en pointant la responsabilité de la Fédération Camerounaise de Football.
« C‘est d’abord la Fédération qui n’a pas payé les arbitres, donc elle les a clochardisés. On a vu des arbitres qui ici avec loyauté, avec fidélité, confiant sen leur fédération qui est leur employeur entre guillemets parce que les arbitres ne sont pas professionnels au Cameroun, sur quatre saisons, accepter des arriérés. C’est-à-dire qu’on joue, on n’a pas d’argent, on paye un peu, on se dit : « bon, on fait avec, c’est le foot qu’on aime tous ». Mais à l’arrivée, pendant qu’on est à la quatrième saison et que des gens accumulent des tas d’arriérés de plus de 300 Millions d’après leurs dires, on n’a pas voulu les écouter. Ce qu’on a fait, c’est d’aller fabriquer des Magellan du football camerounais, de l’arbitrage », dénonce Serge Versel Kamdem Kouam en stigmatisant le controversé arbitre Ndanga Mundi. Il le présente comme l’homme des basses manœuvres.
« Un certain Ndanga Mundi dont personne d’entre nous n’avait entendu parler est sorti de nulle part et est devenu le meilleur arbitre du Cameroun. Un globe –trotter qui en huit jours nous a fait sept matches ! Et dans trois catégories différentes C’est-à-dire qu’il joue en Elite One, Elite Two et en région ! Ecoutez-moi bien ! Ce qui est même impensable dans un pays normal ! C’est-à-dire que vous êtes d’une catégorie inférieure, vous jouez en catégorie supérieure, vous jouez une catégorie inférieure à vous ce qui est encore normal. Mais vous faites tout ça en huit jours ! Comme si tout le monde était mort et que vous étiez resté seul ! Personne n’a rien dit. On a dit : « Ndanga Mundi est le plus fort ». D’ailleurs, il a été porté en triomphe par sa commission centrale au motif qu’il est le meilleur ! Et dans tous ses matches, rappelez-vous bien, il y a des incidents bizarres. C’est-à-dire qu’on tord le cou à ce qu’on appelle la loi pour mettre en exergue les résolutions complotistes qui ont été prises Si on a décidé dans les bureaux qu’on va favoriser une équipe X, monsieur Ndanga Mundi quand il vient, est dans la logique de l’équipe qui va gagner. Maintenant, les moyens, c’est à lui de les trouver. Il les trouve à sa façon ! Il marche, d’après les informations qu’on a eues, avec un garde du corps qui a une arme sur lui. Cela veut dire qu’il vient étant préparé pour la riposte. Parce que quand vous voyez une arme à feu, vous ne pouvez pas résister ! », croit savoir Kamdem Kouam.
Même s’il condamne les violences dans les stades, l’ancien arbitre international tente d’expliquer ce qui motive leurs auteurs. « Quand un entraineur, ou un dirigeant prépare son équipe pendant une semaine, un mois pour une compétition de cette envergure-là et que vous venez avec des erreurs inadmissibles, c’est-à-dire qui sont en violation flagrante de ce qu’on appelle l’éthique, acceptez que des gens, en tant qu’humains, extériorisent leur colère ! Maintenant, ils peuvent le faire de mille et une façons », dit-il.