Raymond Kalla : « Si j’ai fait la carrière que j’ai faite, c’est grâce à Thomas Nkono »

Le défenseur central des Lions Indomptables à la retraite fait savoir que l’ex gardien de buts lui  a apporté une aide salutaire. 

Au détour d’une évocation de son parcours sur la chaine YouTube Passion Foot et Invest, Raymond Kalla évoque Thomas Nkono. Le défenseur de la génération dorée des Lions Indomptables version 2000-2002 se souvient d’un bienfait du capitaine de l’équipe du Cameroun au Mondial 82. Il raconte comment le gardien emblématique de l’Espanyol de Barcelone a sauvé sa carrière de footballeur. Voici son témoignage. 

« Je suis allé livrer un match amical avec l’équipe nationale contre le Maroc. Là-bas, j’ai eu un petit bobo au genou. C’est pour cela que je remercie beaucoup Thomas Nkono. Je ne lui ai pas dit, mais il sait. Si j’ai fait la carrière que j’ai faite, c’est grâce à lui. Si j’ai la vie que  j’ai aujourd’hui, il est pour beaucoup. Thomas Nkono m’appelle et me dit : « Raymond, je vais envoyer les émissaires te voir au Maroc ». Le Cameroun jouait un match amical contre le Maroc.  Thomas Nkono envoie un monsieur qui s’appelle Baira. Celui-ci amène les dirigeants de Galatasaray, pour venir me regarder jouer. Avant d’y aller, j’avais un petit bobo. Je me suis entrainé avec le Canon. De temps en temps, je voyais mon genou qui se bloquait. Ça revenait, je ne savais pas ce que j’avais au genou. Je n’avais pas fait de radio pour savoir ce que j’avais. J’ai pris le risque de jouer avec l’équipe du Cameroun. Première mi-temps, j’ai joué trente minutes. J’ai fait un match énorme. Puis, j’ai senti que mon genou se bloquait. Je n’arrivais pas à le tendre. Je regarde vers le banc, je dis : « coach Manga Onguéné, remplacement ». 

Mais le coach voir qu’avec un seul pied, je faisais un match énormeA la mi-temps, je lui dis : « s’il vous plait, faites-moi sortir ». Car je sens qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans mon genou. Il me dit : « Kalla, continue ». Eh bien je finis ce match sur un seul pied. J’ai les émissaires de Galatasaray dans la tribune. Quand le match finit, ils viennent me voir. Ils me disent : « nous voulons que tu viennes nous voir ». Je prends le vol, je rentre au Cameroun. Thomas Nkono accompagné du manager  Baira m’appelle et me dit : «  avant d’aller en Turquie, je veux que tu viennes d’abord en Espagne pour qu’on essaye de voir ce qui ne va pas dans ton genou ». Arrivé là-bas, on me fait une IRM et  le médecin de Barcelone me dit : « tu as un souci au ménisque Comment peux-tu jouer avec ça ? » Je lui ai répondu : « je joue avec ça depuis !!! ». Il me prenait pour un extraterrestre ! 

Il me dit : « ce n’est pas possible ! ». Je lui dis : « c’est comme cela que je joue ». C’est à cause des terrains durs, les terrains qui contiennent du sable. Ils bousillent les genoux. Baira et Thomas Nkono décident de me faire  opérer. Parce que si je voyage pour la Turquie, arrivé là-bas, je signe mon contrat avec Galatasaray, on va me faire des examens. Ils m’ont vujouer. Ils ont vu que je boitais. Le transfert ne va pas marcher. Thomas et l‘agent m’ont dit : « tu te fais d’abord opérer et le reste on verra ». C’est comme cela que le docteur de Barcelone m’opère. Il me dit : «  en 20 jours, tu pourras jouer ». Je fais ma rééducation là-bas pendant deux semaines. Je reviens au Cameroun. Je joue le dimanche qui suit car j’ai fait une bonne préparation là-bas.     

Un mois après, c’est Panachaiki en Grèce qui vient me chercher. Avec Thomas Nkono, je ne suis plus parti. Parce que eux ils sont venus me chercher. Ils ont négocié mon contrat avec  Canon de Yaoundé et j’ai signé mon premier contrat. Je n’ai plus fait un mois au Cameroun. Je suis parti. C’est pour cela que je dis que Thomas Nkono  c’est quelqu’un que je respecte. Imagine-toi, un jeune du quartier …. S’il n’avait pas dit : « il faut qu’on t’opère », ma carrière serait terminée ! Puisqu’il y a beaucoup de très bons joueurs au Cameroun dont la carrière s’est arrêtée après qu’ils aient eu un petit bobo qu’on n’a pas soigné ».  

Laissez un commentaire