Le responsable de l’ACAF Simon Ngoon Mbeleck dénonce l’exclusion de son association

Le président de la branche du Littoral soutient que ce sont les revendications de ses membres qui sont à l’origine de la décision de l’exécutif de Tsinga. Il déclare qu’elle fonctionne toujours et considère le groupe  créé pour remplacer celui auquel il appartient comme une coquille vide sur le plan juridique.  

« Lors de l’annonce de ma candidature à la présidence de la FECAFOOT, je l’avais dit à tout le monde. À l’avant-dernière assemblée, il était question qu’on exclue l’ACAF »Simon Ngoon Mbeleck n’est pas surpris. Le président de l’Association Camerounaise des Arbitres de Football (ACAF) a dit à notre confrère footazimuts.com qu’il voyait venir la sanction prise contre son association le 8 Août.  « C’est vraiment désagréable car on ne peut pas se mettre à vous demander de vous asseoir autour d’une table parce qu’il y a un problème qu’il faille résoudre, mais on pense juste à exclure le membre de manière unilatérale », commente l’ancien arbitre dans l’interview postée le 15 Aout. 

Pour lui, la grève des arbitres lancée par l’ACAF n’est que la conséquence d’une mauvaise gestion généralisée du corps arbitral. « C’est d’abord le fonctionnement et le fait que les arbitres sont gérés de manière chaotique. Nous ne savons pas comment les arbitres sont formés au niveau de l’élite. Les stages sont devenus mystifiés et même pendant ces stages, depuis que cet exécutif est là, les arbitres n’ont jamais fait un stage assez consistant, surtout dans la qualité du domaine logistique. À l’époque des Iya Mohamed et tous les autres prédécesseurs, c’était dans des hôtels assez huppés où les arbitres avaient des équipements et même trois repas par jour. Cet exécutif n’a donné aucune possibilité à ces arbitres de voir ou de goûter la saveur de l’élite. On vous regroupe à Mbankomo, on vous demande de venir avec des seaux d’eau et des draps, où il n’y a pas de repas, et on vous demande d’aller sur la route à près de 2 kilomètres du centre pour aller chercher quelque chose à manger, et à vos frais »illustre Simon Ngoon MBeleck.

Le dirigeant dit avoir porté à la connaissance de la FECAFOOT les difficultés des arbitres. Il rappelle qu’à un moment dans sa région, il a « bloqué le championnat et demandé à la fédération de payer les émoluments des arbitres ». Ce qui a été fait non sans menaces contre sa personne. Le candidat déclaré à la présidence de la FECAFOOT assure que l’ACAF a toujours eu une attitude conciliante, s’est toujours montrée ouverte au dialogue.  « Lorsque nous réclamions nos 350 millions donnés par le SGPR, ce n’est pas de manière anodine. Jamais nous n’avons été catégoriques ou rigides, nous avons toujours été flexibles pour appeler la fédération autour de la table, mais elle n’a pas accepté. Donc ce sont nos revendications, qui sont légitimes et légales, qui ont poussé la fédération à nous écarter et à créer un groupuscule qu’on appelle association (ACAAF) qui est vide de consistance juridique. », réagitNgoon Mbeleck. 

La branche de l’ACAF qu’il dirige veut consolider l’unité des arbitres Elle espère « que les choses finiront par changer ». Ngoon Mbeleck ajoute : « malgré le fait que l’association a été écartée par la fédération, elle fonctionne et demeure présente. Nous demandons aux arbitres de rester patients, cohérents et solidaires, car l’avenir nous dira la suite”. L’ACAF compte notamment sur les prochaines échéances électorales pour se repositionner et pourquoi pas faire prendre en compte ses revendications. « Il y a les élections qui arrivent. Donc nous pensons qu’il y a encore une possibilité. L’association qui est mise sur pied aujourd’hui (ACAAF) par la fédération n’a pas assez de consistance juridique et de représentativité. C’est une association qui a été créée pour aller aux élections et la fédération sait que, passant par là, elle aura un candidat sûr. Nous continuons à exercer et travailler ensemble, avec la main tendue, on ne sait jamais. Le 29 novembre n’est pas loin, il y aura encore une olympiade et peut-être, pendant cette olympiade de 4 ans, la fédération pourra nous appeler autour de la table pour qu’on puisse parler d’une manière sereine », souhaite Simon NgoonMbeleck.

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