BENOÎT ANGBWA RÉCLAME 2,3 MILLIONS À LA FECAFOOT

La plainte déposée par Benoît Angbwa contre la Fédération Camerounaise de Football est bien plus qu’un simple différend administratif. Elle incarne le malaise profond d’une fédération qui s’enfonce dans une spirale de dysfonctionnements, d’abus d’autorité, et de mépris des droits les plus élémentaires de ses collaborateurs. En refusant de payer des indemnités pourtant déjà reconnues et validées dans un solde de tout compte, la FECAFOOT révèle une culture d’opacité, où la parole donnée est aussi volatile que les promesses électorales de ses dirigeants.

Ancien Secrétaire Général adjoint et coordonnateur national des sélections, Benoît Angbwa a occupé des fonctions stratégiques au sein de la maison du football. Pendant plus de deux ans, il a travaillé dans un climat tendu, marqué par des décisions controversées, des évictions brutales et un climat d’insécurité juridique. Sa démission en avril 2025 n’est que la conséquence logique d’un environnement devenu irrespirable. Pourtant, au lieu de tourner la page de manière professionnelle, la FECAFOOT a choisi la voie de l’humiliation et de l’intimidation, conditionnant abusivement le paiement de ses droits à une « passation de service » une obligation absente de tout texte juridique applicable.

Ce refus de transparence et cette méthode cavalière font écho à une longue liste de comportements similaires : anciens employés remerciés sans justification, collaborateurs poussés vers la sortie par des pressions internes, décisions prises sans concertation ni respect des procédures. Le règne actuel semble confondre autorité et autoritarisme, direction et domination.

Et que dire de l’image renvoyée à l’international ? À l’heure où les institutions sportives mondiales prônent la bonne gouvernance, la FECAFOOT alimente au contraire les soupçons de règlements de comptes personnels et de gestion clanique. Cela affaiblit sa crédibilité auprès des partenaires, des sponsors, des joueurs, et des supporters. Benoît Angbwa n’a pas seulement déposé une plainte pour récupérer 2,3 millions de francs CFA. Il a posé un acte symbolique : celui d’un homme qui refuse d’être broyé par une machine sans foi ni loi. Son combat est celui de tous les employés de la FECAFOOT, actuels ou anciens, qui ont subi en silence ou qui n’osent pas encore s’exprimer.

Face à une telle dérive, il devient urgent que les autorités sportives nationales et les instances de régulation se saisissent du cas FECAFOOT. Car si même le respect d’un contrat signé devient sujet à interprétation, alors c’est toute l’institution qui est en faillite morale et structurelle. Et les retombées, qu’elles soient sportives ou sociales, n’épargneront personne.

Joakim IPELA

Commentaires (1)

  1. Vatefairefoutre

    Iloilo c’est un sorcier afamé qui se laisse acheté pour sabote notre grand 9

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