Samuel Eto’o parle de ses désaccords avec les journalistes
Le président de la Fédération Camerounaise de football s’est exprimé à l’occasion des sessions du comité exécutif et de l’Assemblée générale des 6 et 7 Août à Yaoundé.
Samuel Eto’o Fils revient sur sa relation avec d’anciens membres de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) et les journalistes. Le président de l’association a commencé à aborder le sujet le 6 Août, jour des travaux du comité exécutif au Centre d’excellence de Mbankomo, près de Yaoundé. L’ancien footballeur de renom a déploré les tensions avec les hommes de médias, non sans reconnaitre qu’il a appris des reproches qui lui étaient faits.
« Chers amis de la presse, cela n’a pas toujours été facile entre vous et nous. Mais un bon mariage, c’est aussi ça. C’est avoir des désaccords, savoir discuter. Mais avec l’ambition de faire mieux pour notre couple, pour nos enfants. Je vous dis grandement merci. La critique n’est pas forcément parce qu’on n’aime pas. C’est aussi pour pousser celui qui est là à aller beaucoup plus loin. Maintenant, les formes, les manières, on peut discuter. Mais le compétiteur que j’ai été, pendant toute ma petite carrière sait accepter les uns et les autres tels qu’ils sont. Je vous dis merci de m’avoir poussé à toujours me surpasser et à être continuellement dans la recherche de l‘excellence », a déclaré le patron de la FECAFOOT.
Il a enchaîné en évoquant ses bisbilles avec des dirigeants de clubs. Certains ont été suspendus pour un long moment. D’autres ont préféré quitter le football. « A tous les présidents de clubs, je sais que j’ai perdu beaucoup d’amis, beaucoup de compagnons de route. Mais j’essaye à chaque fois d’être juste. Cela n’a jamais été un problème personnel, mais cela a été dans l’intérêt de notre football, dans l’intérêt de notre passion commune », a-t-il tenté de convaincre. A l’occasion de l’assemblée générale ce 7 août, Samuel Eto’o Fils a eu une pensée pour un de ses anciens proches collaborateurs, Ernest Obama. Tombé en disgrâce, ce dernier avait été affecté dans le septentrion. Il n’avait jamais rejoint son nouveau poste, préférant travailler pour la télévision Bnews1 qui relançait ses activités sous sa direction.
« J’avais oublié l’un de mes frères, s’est-il exclamé. Cela aurait été injuste même si c’est un passionné de journalisme, Ernest Obama, qui a décidé de se relancer dans ce qui le passionne le plus. Peu importe ce qui s’est passé je lui dis merci parce qu’il m’a accompagné. Il est bon de reconnaître ce qu’il a fait. Je suis quelqu’un qui ne garde pas toujours ce qui est mauvais même si je n’oublie pas. Et je préfère mettre en avant ce qui est bon. Parce que ceci nous permet d’aller beaucoup plus loin. A Ernest, je dis merci pour le temps qu’il a consacré à la fédération Camerounaise de Football tout en lui souhaitant bon vent », a terminé Eto’o.