Eto’o, Ondoa et Olinga : le cirque des médiocres au sommet de la FECAFOOT

L’image circule en boucle, comme un mauvais film qu’on nous oblige à voir : Samuel Eto’o, président de la FECAFOOT, pose fièrement entre deux visages familiers du fiasco camerounais — Fabrice Ondoa et Fabrice Olinga. Un cliché qui, dans un pays normal, aurait fait sourire. Mais au Cameroun, où le football est une religion, ce genre de mise en scène soulève la colère, l’indignation, et surtout une question fondamentale : jusqu’où ira Samuel Eto’o dans sa descente aux enfers avec ses protégés ?

Car oui, il faut le dire sans détour : cette photo est une gifle à la méritocratie. Un bras d’honneur à tous les jeunes footballeurs talentueux qui espèrent, par le travail et la performance, intégrer l’équipe nationale. Au lieu de promouvoir l’élite sportive, Samuel Eto’o érige la fidélité aveugle au rang de critère de sélection. Ondoa et Olinga ne sont pas là pour leur talent. Ils sont là pour leur obéissance.

Valeur marchande : la gifle des chiffres

À ceux qui doutent encore de l’arnaque que constitue cette mise en scène, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon le site spécialisé Transfermarkt, Fabrice Ondoa ne vaut aujourd’hui que 375 000 euros. Fabrice Olinga, lui, culmine à 50 000 euros, une misère dans le monde du football professionnel. Un montant à peine suffisant pour acheter un joueur de quatrième division en Allemagne.

Et face à eux ? André Onana, gardien de but de Manchester United, finaliste de la Ligue des Champions 2023 avec l’Inter Milan, et considéré comme l’un des meilleurs portiers du monde. Sa valeur marchande ? 25 millions d’euros. Oui, vous avez bien lu : Ondoa + Olinga = 425 000 euros, soit 60 fois moins que Onana. Un écart abyssal, un gouffre de compétence, que seule la mauvaise foi ou la jalousie peut nier.

Une vengeance personnelle aux conséquences nationales

Mais pourquoi cet acharnement contre Onana ? Pourquoi cette tentative désespérée d’éteindre une étoile qui brille ? Parce qu’André Onana ne courbe pas l’échine. Parce qu’il ose dire non. Parce qu’il ne rentre pas dans le moule de l’idolâtrie que Samuel Eto’o impose à ses joueurs. Au lieu de dialoguer, Eto’o préfère punir. Au lieu de construire, il détruit. Il a fait de la FECAFOOT un champ de bataille personnel, où il règle ses comptes avec ceux qui osent lui tenir tête.

Et pour mener sa vendetta, il s’entoure de soldats fatigués. Ondoa, dont les meilleurs arrêts datent de 2017. Olinga, qui erre de club en club sans jamais s’imposer. Leur seul mérite ? Être les « enfants » du patron. Une fidélité récompensée non pas par des contrats en club, mais par une place artificielle en sélection. Car au Cameroun, avec Eto’o, il ne faut pas être bon, il faut être loyal.

Le Cameroun humilié, la jeunesse sacrifiée

Cette comédie insulte non seulement le football camerounais, mais toute une génération de jeunes talents. Elle enterre l’idée même de compétition. Elle décrédibilise la sélection nationale, transformée en théâtre d’allégeance. Quelle crédibilité pour une équipe où les meilleurs sont écartés parce qu’ils dérangent le roi ? Quelle ambition peut naître d’un groupe bâti sur le favoritisme et le copinage ?

Le peuple camerounais mérite mieux. Il mérite une équipe nationale où l’excellence prime sur l’amitié. Une fédération dirigée par des hommes d’État, pas des anciens footballeurs reconvertis en tyrans du vestiaire. Nous a CFOOT nous rappelons une nouvelle fois à l’évêque de tsinga, le grand Bantou que la FECAFOOT n’est pas son royaume. Qu’elle n’est pas un refuge pour ses protégés déchus. Qu’elle appartient au peuple, et qu’elle doit servir le football, pas les rancunes personnelles.

Un message aux vrais talents

À André Onana, à ceux qui brillent sans courber l’échine, ce message : tenez bon. Vous êtes la fierté du Cameroun. Le temps des imposteurs passera. L’histoire ne retiendra pas les courtisans, mais les bâtisseurs. On n’efface pas le talent avec des photos. On ne détruit pas l’excellence avec des manœuvres minables. La vérité finit toujours par éclater. Et quand elle éclatera, le ridicule retombera sur ceux qui l’auront méprisée.

Blaise ETONGTEK

Laissez un commentaire